Evaluations et thèses du programme AideDiag puis du Sémiologiste

 

Professeur C. (La Salpétrière 15 mars 2002) : « enfin un logiciel qui ressemble à une consultation médicale : partant d'une plainte de patient et s'appuyant sur quelques items cliniques et/ou paracliniques, l'utilisateur se rtetrouve avec des propositions diagnostiques sérieuses, fréquentes ou rares, chiffrées, référencées : c'est remarquable. »

Colloque sur les systèmes experts médicaux en 1987 : le Professeur E. FOURNIER, président de séance conclue : " et puis le dernier point alors qui m'a paru tout à fait passionnant comme démarche, c'est la démarche du concepteur d'AideDiag (NDA : Docteur Chassaing) qui a eu l'approche pragmatique, les questions du praticien. Le praticien se pose des questions, le praticien pose des questions et il se trouve devant une obligation de réponses parce qu'il faut un diagnostic. C'est peut-être la spécialité de médecine générale et de médecine interne qui apparaît, je n'en sais rien, mais en tout cas, cela m'a paru une forme très vraie de médecine générale telle qu'elle devrait être pratiquée."

Professeur Yves FLAMANT en 1990 (auteur du programme d'aide au diagnostic des douleurs abdominales aiguës, utilisant une base de données séméiologiques recuellie sur 7000 cas cliniques) : Après avoir noté l'absence de base statistique, biomathématique ou de recherche : " AideDiag est un gigantesque pense bête fort judicieusement conçu après lecture de traités de pathologie médicale et de revues d'enseignement post-universitaire, à ce titre il peut être considéré comme une présentation informatique d'un traité de pathologie ou de sémiologie médicale utilisant pleinement la puissance informatique pour indexer les tables des matières et permettre de faire des tris croisés... Sa grande convivialité le rend plaisant à utiliser et on a l'impression de dialoguer avec un livre. Comme le logiciel ne décide rien, il ne peut qu'aider le médecin par les idées qu'il lui donne, charge au praticien de les vérifier et de conclure lui-même ".

BIO CRITT en 1991
Faculté de Médecine rue des Saints-Pères à Paris. Conclusion de l'enquête auprès de médecins utilisateurs:"Il apparaît que ce logiciel, très intéressant et excellent outil aux dires des médecins interrogés, est simple mais long à utiliser (actuellement en 1997, un ordinateur classique met 6 secondes pour faire la recherche...). AideDiag semble donc être un outil, certes améliorable mais qui fait actuellement ses preuves".

Thèse de la Faculté de Médecine de Montpellier en 1992
Docteur di CASTRI, présidée par le Professeur GREMY:
"Ce travail a eu pour but d'évaluer un logiciel d'aide au diagnostic dans le domaine de la médecine interne. Bien qu'il soit construit comme un système expert, avec séparation des données du reste du programme, son fonctionnement est celui d'un système essentiellement probabiliste. Cette étude a permis de mettre en évidence ses lacunes dans le domaine du diagnostic (6 diagnostics sur 46 n'ont pas été évoqués par le programme), mais aussi les avantages qui découlent de l'utilisation d'une banque électronique de données (rapidité et exhaustivité partielle sous un faible encombrement). Enfin ce logiciel qui a une marge de progression importante, s'est déjà montré utile en pratique quotidienne".

Ordre des Médecins en 1993
par l'intermédiaire de son secrétaire général : "l'auto-formation continue ou l'auto-évaluation sont des sujets très intéressants qui permettent à un Médecin isolé de compléter sa formation post-universitaire ou d'évaluer son niveau de connaissance sur les sujets les plus divers, ces problèmes entrent donc directement dans le cadre de la formation médicale continue, sujets qui doivent faire l'objet d'un projet de loi à l'automne prochain. C'est la raison pour laquelle nous estimons que le programme AideDiag mérite une diffusion aussi large que possible."

Thèse de la Faculté de Médecine XAVIER-BICHAT en 1995
Docteur PAOLINI, présidée par le Professeur COSTE : l'étude portait sur "Case records of the Massachsetts General Hospital" du New England Journal of Medecine.
Cinq Généralistes confrontés à ces problèmes diagnostics ont vu leurs réponses influencées positivement dans 30% des cas par l'utilisation d'AideDiag. Le taux de réussite du programme rapporté à sa base de connaissances est de 74,4%.
En ce qui concerne le diagnostic différentiel, on retrouve les mêmes proportions de concordance entre logiciel et expert que celles observées dans la littérature.
"La conception d'ensemble du logiciel AideDiag II nous a permis d'observer au cours de cette évaluation des résultats comparables à ceux obtenus par des programmes ayant même vocation ....


Au total, AideDiag II apparaît comme un système intéressant par sa conception simplifiée et ses performances, mais encore incomplet. Il a le mérite d'être le seul système d'aide au diagnostic assisté par l'ordinateur actuellement disponible en France sur micro-informatique.

Pour la MASEF: Médecins Auteurs de Sharewares Et Freewares : Le Sémiologiste est le plus réputé. ...Quelques signes cliniques ou biologiques suffisent pour qu'il affiche une liste quasi-exhaustive de diagnostics possibles avec leur probabilité. Chaque maladie ou syndrome bénéficie d'une fiche descriptive avec références bibliographiques.

 

Extraits de la thèse du Docteur Raphaël Paul André MAVILLE  30 juin 2004

 

Aide informatique au diagnostic en médecine générale. Intérêt porté par les médecins généralistes libéraux: enquête transversale dans le département du Puy de Dôme et auprès de médecins équipés du logiciel " Le Sémiologiste "

 http://rafmav.free.fr/these/manuscrit/manuscrit.html

 

Sans prétendre qu'une enquête d'opinion démontre que l'aide informatique au diagnostic a une influence significative sur la qualité des soins, nous avons estimé qu'il était déjà important de connaître la perception de l'informatique d'aide au diagnostic par les médecins généralistes.

 

Effet des AID (aide informatique au diagnostic) sur la qualité des diagnostics

Concernant l'effet des logiciels d'AID sur la qualité des diagnostics, les médecins du PI (médecins du Puy de Dôme informatisés) sont 30,9% à penser qu'ils l'améliorent, 3% qu'ils le détériorent et 30,9% qu'ils sont sans influence ; les médecins du groupe LS (Le Sémiologiste) sont 88,8% à penser qu'ils l'améliorent, aucun qu'ils le détériorent et 7,5% qu'ils sont sans influence. 30,9% des médecins du PI sont sans opinion.

Effet des AID sur les risques d'erreurs médicales

Concernant l'effet des logiciels d'AID sur les risques d'erreurs médicales, les médecins du PI sont 23,5% à penser qu'ils les diminuent, 4,4% qu'ils l'augmentent et 20,6% qu'ils sont sans influence ; les médecins du groupe LS sont 64,2% à penser qu'ils les diminuent, 0,9% qu'ils les augmentent et 25,5% qu'ils sont sans influence. 51,5% des médecins du PI sont sans opinion.

Opinion globale sur les AID

Concernant l'opinion globale sur les AID, les médecins du PI et du groupe LS sont respectivement 60,9% et 85.1% à penser qu'ils sont éventuellement utiles ou apportent quelque chose. 30,4% du PI sont sans opinion et 11,2% du groupe LS pensent que les AID sont indispensables.

Les AID sont inutiles ou n'apportent rien de plus pour 8,8% des médecins du PI et 2,8% des médecins du groupe LS.

Intention d'utilisation du logiciel d'AID " idéal "

Concernant les intentions d'utilisation d'un hypothétique logiciel d'AID simple améliorant de façon significative et validée la pertinence et la qualité des soins, les médecins du PI sont 64% à penser qu'ils s'en serviraient parfois ou rarement et 10,7% jamais. Ceux du groupe LS sont 56% à penser qu'ils s'en serviraient toujours, très souvent ou souvent.

Les médecins utilisant les AID pensent améliorer leurs diagnostics

Les médecins du groupe LS sont 88,8% à penser qu'ils améliorent la qualité des diagnostics en utilisant les AID

Les médecins utilisant les AID pensent diminuer les risques d'erreurs médicales

Les médecins du groupe LS sont 64,2% à penser que les AID diminuent les risques d'erreurs médicales

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les MG équipés de logiciels d'aide au diagnostic (groupe " Le Sémiologiste ") sont globalement satisfaits de ce qu'ils leur apportent dans leur pratique quotidienne ; ils les utilisent plusieurs fois par semaine et plus que les sites Internet ; ils considèrent que ces outils leur permettent d'être plus exhaustifs dans leur démarche, d'éviter des errements par omission ou méconnaissance, de hiérarchiser les examens, d'améliorer les bilans initiaux et de réexaminer un patient avec un œil différent, et qu'ils sont un véritable moyen de formation médicale actualisé ; quelques uns critiquent un côté trop rudimentaire, une incomplétude, et un accès à l'information trop long, mais avouent souvent ne pas maîtriser ces outils. 

 

 

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